Louis Louvet : « Je pensais que ça serait moins dur »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Un nouveau week-end important attend Louis Louvet. Le coureur du CR4C Roanne va enchaîner le Grand Prix de Blangy, manche de la Coupe de France DN1, et le Grand Prix de Nogent-sur-Oise (1.2). L’actuel 9e du Challenge BBB-DirectVelo tâchera de se faire remarquer par une équipe professionnelle afin de décrocher un contrat pour 2020. S’il espérait marquer des points pendant le Tour de l’Avenir, disputé avec le comité Auvergne-Rhône-Alpes, le Bourguignon n’avait pas les jambes escomptées pendant la manche de Coupe des Nations Espoirs. Louis Louvet revient sur cette expérience pour DirectVelo.

DirectVelo : Que retiendras-tu de ton Tour de l’Avenir ?
Louis Louvet : J’ai pris de l’expérience. C’était la première fois que je disputais une course de dix jours, c’était donc intéressant. Cette année, c’était beaucoup axé sur la montagne. C’était difficile de tirer mon épingle du jeu. Et puis, j’ai beaucoup couru cette saison. Je n’étais donc pas aussi en forme que souhaité. J’étais super bien au Kreiz Breizh Elites. Là-bas, je ne sentais pas les pédales et deux semaines après, au Tour de l’Avenir, c’était beaucoup plus difficile. C’est sans doute dû au fait que j’ai fait une grosse saison. J’ai beaucoup couru pour taper dans l’oeil des équipes professionnelles. Mais je ne me cherche pas d’excuse. Je pensais honnêtement que ça serait moins dur en montagne. J’ai sous-estimé le niveau, qui est impressionnant en montagne. En Elite, je passe bien les bosses mais là, ça n’avait rien à voir avec ce niveau-là.

« JE N’ALLAIS PAS BÂCHER »

Tu as tenté ta chance lors de la 3e étape qui arrivait à Mauriac...
Ce n’était peut-être pas une bonne idée. J’ai perdu des cartouches ce jour-là en sortant en contre. L’étape où il y avait quelque chose à faire, c’est celle du lendemain où Simon (Guglielmi) prend le maillot jaune. Je n’avais pas les jambes ce jour-là après les efforts de la veille.

Tu as beaucoup souffert du froid lors de l’étape de Privas…
J’étais un peu frustré ce jour-là. J’ai pris 20’ alors que je me sentais bien. J’ai eu super froid. Je me suis dit : “je vais bâcher”. Mais il y avait 100 mecs derrière moi à ce moment-là alors ça aurait été dommage d’abandonner. J’ai mis une veste thermique et un coupe-vent, ça allait mieux ensuite. J’ai fini l’étape, c’est quand même le Tour de l’Avenir. On ne s’arrête pas comme ça.

« METTRE TOUT CE QU’IL ME RESTE »

Pourquoi avoir choisi de disputer le Tour de l’Avenir plutôt que le Championnat de France Espoirs où tu avais sans doute un coup à jouer sur le chrono ?
Disputer le Tour de l’Avenir était une belle expérience comme je l’ai dit. Je me suis moins fait remarquer que si j’avais fait un gros résultat au Championnat de France c'est certain, mais c’était une aventure humaine. Même si j’arrête le vélo demain, je pourrai dire que j’ai fait ça. J’avoue que je pensais aussi être meilleur que ça. J’ai aussi le sentiment que le Championnat de France a perdu un peu de valeur avec le Tour de l’Avenir qui se dispute en même temps. Je préfère être pauvre chez les riches que riche chez les pauvres (sourires).

Qu’attends-tu de la fin de saison ?
L’objectif reste de passer pro. Depuis le 1er avril, je joue la gagne très régulièrement. Je dois mettre tout ce qu’il me reste. Si ça ne marche pas ? Je pense que je serai toujours sur un vélo la saison prochaine mais la motivation ne sera plus la même. J’estime avoir progressé. J’ai fait le tour en amateur. La manière dont les courses professionnelles se courent me correspond mieux, je pense. 

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