Mickaël Guichard : « Je ne doute absolument pas »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Auteur d'un début de saison en fanfare, Mickaël Guichard semble avoir subi un trou d'air dans les semaines qui ont suivi. Moins dominateur et moins en réussite, le sociétaire du Team Pro Immo Nicolas Roux n'a pu se mettre qu'une étape du Tour du Loiret (Élite Nationale) sous la dent depuis la fin du mois de mars. Toutefois, le coureur de 25 ans ne montre aucun signe d’inquiétude et sait que le forme va revenir. ''Je sais comment mon corps fonctionne'', explique-t-il à DirectVelo au moment de se confier en vue de ses futures échéances.

DirectVelo : Après un début de saison tonitruant, tu sembles être moins bien ces dernières semaines...
Mickaël Guichard : À chacune de mes saisons, en général, je suis bien au début et il y a un moment où je suis moins bien. Ensuite je reviens bien au début de l'été, jusqu'à la fin de l'année. Même si j'étais moins bien, j'ai quand même réussi à gagner au Tour du Loiret. Mes périodes de creux n'ont duré que deux ou trois semaines. C'est vrai que ça contraste pas mal avec le début de saison, forcément, mais c'est normal.

Comment as-tu vécu cette période plus mitigée ?
Je sais que dans le vélo, il y a des hauts et bas. Je commence à avoir quelques années derrière moi et je sais qu'il ne faut pas douter. Cela fait partie de la vie de cycliste. Je sais comment mon corps fonctionne. Du coup, je ne doute absolument pas. Il me tarde juste de retrouver la forme, mais je sais qu'elle va revenir. Ce n'est pas aussi bien qu'en début de saison, mais gagner tous les week-ends, c'est un peu chaud aussi.

« LE MOMENT DE LA SAISON OÙ IL FAUT MARCHER »

Tu dois également jongler entre vélo et travail : est-ce également une explication ?
Peut-être que je mets plus de temps que les autres pour digérer l'enchaînement du début de saison avec mon travail. C'est mon choix. Le côté positif, c'est que ça me fait penser à autre chose dans les moments où ça va un peu moins bien. C'est un mal pour un bien. Ça permet de prendre de la hauteur.

Et maintenant, où en es-tu au niveau de la forme ?
J'ai pu bien m'entraîner. J'avais des charges de travail à l'entraînement plus légères. Ça joue un peu. Avec le Tour du Nivernais et le Championnat de France qui arrive, c'est vraiment le moment de la saison où il faut marcher. Si l'on arrive avec un peu de jus, ce n'est pas plus mal.

« LE MAILLOT FAIT RÊVER TOUT LE MONDE »

Tu doubleras contre-la-montre et route au Championnat de France. Qu'espères-tu sur le chrono ?
On va aller voir le circuit. On va voir comment ça se profile. Ce sont vraiment les jambes qui vont parler. Ça sera quelque chose de nouveau pour moi un grand chrono comme ça. Ça va être la surprise. J'espère bien performer, mais je n'ai jamais fait ce genre d'effort. En tout cas, je pense qu'un chrono long de 47 kilomètres va m'avantager. Ça sera plus adapté à mon profil.

Et sur la course en ligne ?
Ça sera la course de l'année. Le maillot fait rêver tout le monde. On va voir ce que ça donne. On va essayer d'aller chercher quelque chose. L'année dernière, j'avais enchaîné le TNM avec le Championnat de France. Je pense que ce n'est pas mal. Il ne faut pas être prêt trop tôt. Avec les charges de travail que l'on va avoir, tout va s'enchaîner très vite. Arriver frais, ça peut servir de tremplin.

Peut-on dire que ta saison est déjà réussie ?
À mi-saison avec six victoires en Élite, ce n'est pas mal. Je suis satisfait. C'est bien, mais c'est encore long. On en veut toujours plus, donc je me concentre en vue des prochaines échéances. J'ai encore faim ! Je sais également qu'il y a d'autres courses et d'autres objectifs. Ce n'est pas fini.

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