Victor Langellotti veut « foncer » après sa saison blanche

Crédit photo Régis Garnier - DirectVelo.com

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Victor Langellotti revient de loin. Visiblement touché physiquement mais également psychologiquement l’an passé, le Monégasque est passé complètement à côté de sa saison de néo-pro, du côté de la formation espagnole Burgos-BH. Le coureur de 23 ans joue désormais gros en cette année 2019, où il devra impérativement convaincre son staff de ses qualités. DirectVelo a profité du Tour du Haut-Var pour s’entretenir avec le coureur.

DirectVelo : On ne t’a pratiquement pas vu sur le vélo durant la saison 2018. Que s’est-il passé ?
Victor Langellotti : J’ai eu des problèmes physiques puisque j’ai été touché par un virus en début de saison, et ensuite, j’ai connu des problèmes personnels. Tout cela a foutu en l’air ma saison. J’ai dû arrêter le vélo pendant deux-trois mois, après mon retour de Colombie. Je ne roulais plus du tout, même pas à l’entraînement. Pendant l’été, ça n’allait pas du tout… Petit à petit, j’ai fini par reprendre mais on est vite arrivé en fin de saison et j’étais vraiment en méforme. Ca n’aurait pas été très malin de vouloir reprendre la compétition en septembre ou en octobre. On en a discuté avec l’équipe et on s’est dit qu’il valait mieux que je prenne mon temps, pour arriver en forme sur le début d’année 2019. Tous les problèmes sont derrière moi.

Te sens-tu redevable de quelque chose vis-à-vis de l’équipe, cette saison ?
Ca rajoute forcément un peu de la pression, mais de la pression positive. Je suis redevable, oui, car les coureurs et le staff m’ont tous soutenus et cette année, j’ai envie de leur montrer de quoi je suis capable. Je dois les remercier de m’avoir fait confiance et de m’avoir aidé pendant cette période difficile. Je veux montrer une bonne image de l’équipe dans les prochaines semaines.

« JE N’AI AUCUNE CERTITUDE »

Tu n’as plus enchaîné les jours de course depuis de longs mois. Redoutes-tu de ne pas réussir à rapidement retrouver le rythme ?
Non car on a eu une bonne préparation, qui s’est faite petit à petit. Les doutes physiques ont vite été levés. Je n’ai aucune certitude, bien sûr, mais je n’ai pas le temps d’avoir des doutes. Il faut foncer. Ca passe ou ça casse. Je pars du principe que si tu fais tout à 100%, si tu travailles sérieusement, ça ne peut que payer par la suite, alors je garde confiance.

Qu’est-il prévu pour les prochaines semaines ?
Je vais enchaîner avec le week-end en Drôme-Ardèche, puis j’irai notamment au Tour de Croatie ou le Tour de Turquie. Ce sera l’occasion de bien enchaîner et de retrouver le bon coup de pédale. Et ça tombe bien car encore une fois, le temps presse.

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