Clément Orceau, dernier étage de la fusée Vendée U

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Clément Orceau voulait gagner dès ses premières courses au Circuit des Plages Vendéennes. Il n'a pas tardé pour mettre dans le mille. Le coureur du Vendée U s'est imposé au sprint à la Barre-de-Monts (voir le classsement). Le sprinter de 23 ans voulait prouver dès le début de saison qu'il a le niveau pour aller chez les pros, comme il le raconte à DirectVelo.

DirectVelo : Tu gagnes dès ta première course de la saison...
Clément Orceau : Avec l'équipe, nous voulions absolument gagner d'entrée de jeu, montrer que nous sommes présents. On l'a fait avec la manière, on a roulé toute la journée et dans le dernier kilomètre, nous sommes encore quatre coureurs du Vendée U. Les gars ont fait du gros boulot toute la journée. C'est parfait de commencer comme ça.

VENT MAL PLACÉ POUR BORDURER

Tu as été parfaitement emmené, vous êtes déjà bien rodés ?
Nous avons bien travaillé ensemble cet hiver. Même les nouveaux sont bien intégrés et ils sont très costauds physiquement. Ils ont fait le dernier tour à trois coureurs, Thomas Denis, Donavan Grondin et Valentin Tabellion. Dans les quatre derniers kilomètres, j'avais encore Valentin et Donavan devant moi, ils n'ont pas flanché. Ensuite Florian Maître a pris un dernier relais et Théo Menant est passé devant moi à 500 mètres de la ligne. C'était parfait.

La course était un peu fermée ce samedi...
Malheureusement, le vent était un peu mal placé aujourd'hui. Ce n'était pas favorable aux bordures. On a vite compris que ça allait se jouer au sprint.

C'était aussi très nerveux avec plusieurs chutes. L'as-tu ressenti dans le peloton ?
Oui, c'était très nerveux. Je suis allé faire un petit tour au fossé, sans chute heureusement mais avec une grosse frayeur. C'est la première course pour tout le monde et tout le monde veut avoir des résultats même si certains sont encore un peu juste physiquement. Tous les ans, on le sait, c'est nerveux aux Plages, ça frotte beaucoup mais on aime ça aussi.

La course a été neutralisée pendant quelques minutes. Est-ce que ça ne t'a pas trop perturbé ?
Au début, je ne comprenais pas pourquoi les voitures ralentissaient devant. J'espère que les coureurs qui ont chuté n'ont pas eu trop de mal. Pour plusieurs coureurs, ça nous a fait du bien de faire une petite pause. Mais il faut vite se remettre dans la course et rester concentré pour la suite de la course.

GAGNER UNE ÉTAPE AU MAROC

L'an dernier, tu t'étais fixé l'objectif de passer pro ou arrêter. Qu'est-ce qui te motive pour continuer ?
C'est de montrer que j'ai le niveau pour être chez les pros. Je le prouve encore dès la première course de l'année. L'an dernier j'ai fait une saion complète en étant déçu de ne pas passer pro. J'en ai parlé avec Jean-René Bernaudeau qui m'a fait comprendre ce qui me manquait et je l'ai très bien accepté. Je n'ai aucun regret quand je vois le groupe qu'on a au Vendée U. Je montre que j'ai vraiment le niveau pour être pro l'an prochain.


Qu'est-ce qui t'a manqué pour passer pro ?
Ce qui m'a le plus manqué, c'est une place supplémentaire dans l'équipe Direct Energie. Physiquement, je sais que je suis dans le coup. L'encadrement du Vendée U en est convaincu. Je vais mettre à profit cette année pour être complet partout et m'améliorer dans le sprint et dans les bosses pour être encore plus frais dans l'emballage final.

Quels objectifs t'es-tu fixés ?
Je voulais entamer la saison avec une victoire dès les Plages Vendéennes, cet objectif est atteint. Je ne me suis pas trompé là-dessus, je voulais gagner d'entrée de jeu. Pour le reste de la saison, je reste fixé sur les Coupes de France, le Tour de Normandie, le Tour du Maroc où l'objectif sera de gagner une étape. On fera le bilan de la première partie de la saison en avril pour savoir sur quels objectifs je me relance pour l'été et la fin de saison.

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