Flavien Maurelet : « Je me sens respecté »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Flavien Maurelet a signé ce dimanche sa première performance significative, depuis son titre de Champion de France Amateurs, en prenant la 4e place du Souvenir Rousse-Perrin (voir le classement). Le puncheur du GSC Blagnac Vélo Sport 31 a sans doute lancé son sprint d'un peu trop loin mais à l'arrivée, il était surtout satisfait d'avoir répondu présent pour sa "vraie reprise". Il fait le point pour DirectVelo alors qu'il va disputer cette semaine, en Espagne, le Tour de Leon.

DirectVelo : Tu étais en tête à quelques mètres de la ligne et tu termines 4e du Souvenir Rousse-Perrin...
Flavien Maurelet : J'ai lancé le sprint à 150 mètres de la ligne. C'était peut-être loin mais j'ai préféré faire l'effort à ce moment-là car je voyais que personne ne bougeait. Je suis rapide dans les arrivées en bosse mais hélas, j'en ai fait beaucoup dans les 50 derniers kilomètres. L'entente n'était pas forcément très bonne dans notre groupe de contre car il y avait des coureurs qui avaient des coéquipiers dans l'échappée. Nous avons cependant réussi à rentrer dans le dernier tour. Mais je l'ai sans doute payé dans le sprint. Sans ça, je pense qu'il était possible de m'imposer !

Tu repars donc du Challenge d'Or avec des regrets ?
Un petit peu. Mais c'était ma vraie reprise depuis Saint-Omer. Je me suis fait forcément plaisir après le Championnat de France. Hier (samedi), sur l'Etoile d'Or, je n'étais pas top mais j'ai vu ce dimanche que ça allait beaucoup mieux. J'étais même vraiment pas mal dans le final.

« JE FAIS MA COURSE... »

Alors, ça fait quoi de courir en bleu-blanc-rouge ?
Je ne passe pas inaperçu et je trouve qu'il y a un peu plus de respect avec ce maillot sur le dos. Par exemple, quand un coureur me passe en frottant un peu trop, il me fait un petit signe de la main. Je le fais moi à n'importe qui alors j'aime bien qu'on me le fasse. Je me sens respecté. Il y a aussi plus de sollicitations. Les gens viennent par exemple au camion de l'équipe faire une photo avec moi, c'est sympa.

En revanche, tu es davantage marqué ?
Je ne fais pas une fixette là-dessus. Je sors aujourd'hui sur le circuit final car je sens que je peux attaquer à ce moment-là. Je fais ma course sans trop me soucier des autres.

Il te tarde de lever les bras avec ce maillot sur le dos ?
J'espère pouvoir gagner rapidement... Il y a des belles échéances qui arrivent. Je pense qu'il y a moyen de lever les bras prochainement. Nous partons ce lundi en Espagne pour disputer le Tour de Leon. J'espère que la semaine se passera bien... On débute par un prologue mardi et ça se termine le samedi. Le circuit est accidenté. C'est ce que j'aime. Il serait donc bien de m'imposer sur cette épreuve.

« JE SUIS PLUTÔT OPTIMISTE POUR 2018 »

Où faut-il t'attendre ensuite ?
Je ferai le Kreiz Breizh Elites (2.2) à la fin du mois de juillet. J'ai ensuite différents critériums au programme. Je vais voir lesquels je dispute car il va falloir bien gérer la fatigue, les déplacements... En août, il n'y a pas énormément de courses. Nous avons au programme le Tour du Piémont Pyrénéen. Il n'est pas impossible que je remonte dans le Nord pour disputer des courses comme le Grand Prix de Bavay. Ça me permettrait de revoir mes proches. En septembre, il y a la Coupe de France DN1, le Grand Prix de Blangy, qui est dans mes cordes. Je ne sais pas encore si on ira sur Paris-Connerré en fin de saison.

Tu n'as pas été pris comme stagiaire chez les pros... Tu le comprends ?
Pour être honnête, je préfère signer quelque chose de concret plutôt qu'être stagiaire. J'ai envie d'assurer mon avenir... Je suis plutôt optimiste aujourd'hui. J'ai quelques touches. J'espère que ça va rapidement se concrétiser afin d'être serein pour la fin de saison et ainsi courir libéré.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Flavien MAURELET