Jérémy Cornu : « Je savoure ce moment »

Crédit photo Julie Desanlis

Crédit photo Julie Desanlis

Jérémy Cornu (Direct Energie) a remporté ce mercredi la première étape du Rhône-Alpes Isère Tour (2.2), disputée entre Charvieu-Chavagneux et Succieu (126,9 km). Parti au km 50, les dix échappés ont réussi à tenir jusqu'au bout. Le Normand âgé de 25 ans est revenu sur son succès pour DirectVelo.

DirectVelo : Imaginais-tu un tel scénario ?
Jérémy Cornu : On savait que ça pouvait sortir. Sur ce type de course, c'est toujours mieux d'être dans la bonne « spirale ». Ça a bataillé longtemps. Nous avons été assez présents dans les coups. Quand j'ai vu qu'on sortait à dix, je me suis dit que ça pouvait être intéressant surtout que nous étions deux coureurs de l'équipe, avec Perrig (Quémeneur). Nous avions donc deux cartes à jouer. Il était intéressant pour nous que tout le monde collabore. Nous ne nous sommes jamais regardés, et heureusement car le peloton n'arrive pas très loin de nous. L'arrivée me plaisait bien. Je me suis dit en passant une première fois sur la ligne que j'avais des bonnes chances de gagner. Je suis content d'avoir réussi à m'imposer !

Comment as-tu géré le sprint ?
Il fallait être bien placé, surtout que la route était mouillée. Je me suis retrouvé en quatrième position. J'avais noté que l'Australien (Hindley) était costaud. Je me suis donc mis dans sa roue. Ils ont lancé leur sprint, de mon côté j'ai attendu qu'ils se rassoient pour lancer le mien. Ce type d'arrivée me correspond bien. J'ai fait le trou tout de suite. J'ai vite compris que j'allais m'imposer.

« CAPABLE DE SUIVRE »

Comment vois-tu la suite du RAIT ?
Je n'ai pas trop de repères cette saison sur les longues montées. Mais je sais que j'ai bien progressé dans ce domaine par rapport à mes années chez les amateurs. Avec ma forme actuelle, je pense être capable de suivre. Les montées les plus longues ne sont pas hyper pentues. Je ne me fais pas de soucis particuliers. Nous avons une bonne équipe. Nous ferons tout pour défendre le maillot. Je donnerai mon maximum.

Tu te savais donc en forme ?
J'avais fait une belle course sur le Tour du Finistère. J'avais fini cramé mais j'étais arrivé pour la gagne. Au Tro Bro Leon, j'étais bien mais j'ai crevé trois fois. Je sors du Tour du Yorkshire où j'ai pu épauler Jonathan Hivert dans la dernière étape qui était vraiment dure. Nous n'étions plus que 40 et j'étais encore là Je savais donc que j'avais un bon niveau actuellement. Je voulais en profiter avant une petite coupure après le Rhône-Alpes Isère Tour. Ça commence de la meilleure des manières pour notre équipe...

« ÊTRE UTILE À L'ÉQUIPE »

C'est ton premier succès chez les professionnels...
Oui, ça fait plaisir. Toutes les victoires sont bonnes à prendre. Nous sommes sur une Classe 2 mais il n'y a pas de petite victoire, surtout qu'il y a un beau plateau ici. C'est une grosse satisfaction et un soulagement car je ne suis pas un coureur qui gagne souvent, c'était déjà le cas chez les amateurs... J'ai plus le rôle d'équipier que celui d'un leader qui gagne. Je savoure donc d'autant plus un tel moment.

Quel regard portes-tu sur tes débuts pros ?
Lors de ma première saison, l'an dernier, j'ai réussi à découvrir, à prendre de la force... Je voulais toujours monter dans le bus en me disant que j'ai été utile à l'équipe. A partir du moment où j'ai eu au moins un rôle, le bilan de la journée est bon pour moi... Cette année à l'Etoile de Bessèges, j'ai eu un rôle assez important pour Lilian Calmejane. Je suis assez satisfait donc, et cette victoire améliore forcément le bilan de ma saison...C'est la cerise de la fin de ce premier bloc.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Jérémy CORNU