Jimmy Raibaud : « J'étais trop respectueux »

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo

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Jimmy Raibaud a répondu présent ce dimanche sur la Drôme Classic (1.1). Coureur protégé au départ tout comme Thibault Ferasse, il est allé chercher une bonne 11e place sur l'épreuve remportée par Sébastien Delfosse (WB-Veranclassic-Aqua Protect). "Ça me motive, c'est encourageant, apprécie-t-il. J'étais à la recherche d'un résultat. Je n'avais pas beaucoup couru chez les pros jusqu'au Tour de La Provence. Je voulais bien faire sur la Marseillaise mais j'avais connu un jour sans. La période a ensuite été un peu longue jusqu'à la Provence...".

L'ARMEE DE TERRE PREND SES RESPONSABILITES

Le sociétaire de l'Armée de Terre misait beaucoup sur la Drôme Classic. L'an passé, il avait accompagné les meilleurs avant de terminer 21e. "Thibault m'a dit qu'il était un peu moins bien, donc nous avons joué ma carte", indique l'ancien Champion de France Amateur. Malgré la présence de Kévin Lebreton dans l'échappée, les militaires ont roulé en tête de peloton. Une situation qui a surpris. "C'est mieux d'être devant que de subir, justifie Raibaud auprès de DirectVelo. Nous étions encore nombreux de l'équipe à ce moment-là, et ça a fait du bien au moral. Moi, ça m'a mis en confiance et ça a permis à l'équipe d'attaquer bien placé les hostilités."

Paradoxalement, c'est un problème de placement qui a sans doute coûté à Jimmy Raibaud un meilleur résultat. Avant la bosse de Livron, située à deux kilomètres de l'arrivée, il a été débordé après avoir fait un gros effort pour se replacer. "C'est ma seule déception de la journée, glisse-t-il. J'ai pu reboucher un trou mais au sommet j'ai compris que c'était fini. On est des compétiteurs, on a toujours envie de mieux faire mais le bilan de la journée est positif".

« JE REFLECHISSAIS TROP »

Auteur d'une bonne fin de saison 2016 (voir sa fiche DirectVelo), Jimmy Raibaud pourrait être cette année l'un des éléments majeurs de l'Armée de Terre. Lui qui a connu des débuts compliqués en 2015 chez les pros. "Ce fut très difficile, dit-il avec du recul. J'ai mis du temps à m'adapter. C'est une question de tempérament. J'étais un peu trop dans le respect. J'ai eu du mal à trouver ma place dans ce peloton. J'ai perdu du temps... J'étais trop complexé. Il y avait un blocage. Je ne courais pas à l’instinct, je réfléchissais trop avant d'agir. J'ai fait un gros travail sur ça l'an passé et en fin de saison, j'ai été plus souvent à l'avant. L'équipe m'a bien aidé, je suis content d'avoir sa confiance. Je suis sur la bonne voie."

Le coureur âgé de 25 ans pense disposer d'une marge de progression. "Je n'ai jamais vraiment été du début de saison alors mon résultat de dimanche est encourageant." Il a bien sûr coché la Coupe de France-PMU, très importante aux yeux de ses dirigeants. D'autant plus que de nombreuses manches correspondent à ce garçon rapide qui passe bien les bosses. Il cite notamment la Classic Loire-Atlantique et Paris-Camembert. "Il y a aussi Plumelec et Châteaulin en mai, une période où je suis souvent bien", rappelle l'ancien vainqueur d'étape sur le Rhône-Alpes Isère Tour (2.2).

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