Romain Villa se donne jusqu'à juillet

Passé à l’inter-saison du SCO Dijon au Club Champagne Charlott’ (ex-UV Aube), Romain Villa est de retour dans son club formateur qui lui a permis de passer professionnel Cofidis en 2008. Il revient pour www.directvelo.com sur son début de saison compliqué après un hiver dans les sous-bois mitigé et évoque également ses ambitions et son avenir.

DirectVélo : L’an dernier, à la même époque, tu avais remporté une étape du Circuit de Saône-et-Loire…
Romain Villa : Oui, cette saison, la forme est moins bonne actuellement. J’ai repris l’entraînement sur route un peu plus tard que l’an passé mais j’ai retrouvé les compétitions au même moment à la fin du mois de février au Prix d’Onjon, une course organisée par mon club. En mars, j’ai enchaîné de grosses charges de travail, j’en ai peut-être trop fait et je n’ai pas bien récupéré ensuite. La Boucle de l’Artois, au début du mois d’avril, s’est passée moyennement pour moi. Puis, je me suis pris un éclat au Circuit des Ardennes.

Pourquoi as-tu choisi de retourner dans ton club formateur ?
Principalement pour la proximité. L’an dernier, quand j’étais au SCO Dijon, j’étais loin de chez moi et je perdais beaucoup d’énergie en voiture pour rentrer à la maison. Par exemple, en avril, j’avais enchaîné le Circuit des Ardennes, le Tour du Loir-et-Cher et le Cicuit de Saône-et-Loire, tout en revenant chez moi. Résultat, j’étais arrivé cramé au chrono de Vassivière. Désormais, je suis à deux heures de Troyes, là où se trouve le Club Champagne Charlott’, c’est plus raisonnable. En outre, je peux m’organiser dans les trajets avec mon frère Thibaut qui est aussi au club.

As-tu eu d’autres contacts ?
De mai jusqu’à début septembre, j’étais en contact avec la réserve d’Auber, le CM Aubervilliers 93-BigMat. J’étais censé aller chez eux en 2011. Tout était prêt, il ne restait plus qu’à signer le contrat, mais finalement ça ne s’est pas fait. Heureusement, je suis toujours resté proche de Michel Huet (l’un des deux directeurs sportifs du Club Champagne Charlott’). Et grâce à lui, j’ai pu avoir une place dans l’effectif.

« Je me laisse jusqu’à juillet pour trouver une équipe professionnelle »

Quelles sont tes ambitions cette saison ?
Mon but est de recourir pour une équipe professionnelle l’an prochain. Je me donne jusqu’à juillet pour en trouver une, peu importe s’il s’agit d’une formation française ou étrangère. Je préfèrerais même une expérience hors des frontières. Pour atteindre ce but, je me dois de faire le maximum de résultats ces prochaines semaines. Pour le moment, ce n’est pas le cas mais à la base, j’avais prévu d’être en forme pour avril-mai jusqu’en juillet.

L’an passé, tu avais terminé sur le podium du Tour de Franche-Comté mais tu seras absent cette année…
En effet, le club n’a pas été retenu et c’est une grosse déception. Normalement, je devais avoir un programme assez similaire à celui que j’avais à Dijon. Mais finalement, je ne serai pas sur cette course ainsi qu’au Tour du Nivernais-Morvan où nous n’avons pas été sélectionnés non plus. Cela va créer un vide mais je vais faire avec. Là, je vais disputer les deux prochaines manches de la Coupe de France DN2 et les Boucles de la Marne. Ensuite, je ne sais pas trop, peut-être une course de côtes vers Poitiers.

Que feras-tu si tu ne trouves pas d’équipe professionnelle à la fin du mois de juillet ?
Je débuterai une formation dans le BTP à partir du mois d’octobre et je m’y consacrerai à fond. Je ne pourrai pas rester éternellement dans cette situation, il faut arrêter de rêver. Cette formation durera 1 an jusqu’en juin 2012.

Seras-tu malgré tout présent sur les cyclo-cross ?
Oui, ça ne remet pas en cause mon hiver dans les sous-bois. Je compte bien en faire autant que l’hiver dernier. Après le Tour Alsace, je vais couper pendant 15 jours et ensuite, je ne reprendrai pas avant la fin du mois de septembre pour la finale de la Coupe de France. J’aurai bien aimé revenir pour début septembre mais je ne pourrai pas pour des raisons familiales.
Quoi qu’il en soit, dès octobre, je referai du cyclo-cross. L’entraînement dans cette discipline est beaucoup plus spécifique et court que pour la route. Je peux en revanche d’ores et déjà annoncer que je mettrai le vélo sur route entre parenthèses l’an prochain si je ne trouve pas d’équipe professionnelle. Au moins jusqu’à la fin de formation. Par la suite, je verrai si j’ai un job tout de suite ou non.

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Crédit Photo : Christian Cosserat - www.directvelo.com

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